pour deux orchestres de chambrés séparés spatialement (orchestre I : flûte (piccolo), hautbois, clarinette, basson, cor, trompette, trombone, piano, percussion (2), cordes; orchestre II : flûte (piccolo), hautbois (cor anglais), clarinette, basson, cor, trompette, trombone, orgue, percussion, cordes)

Décrit par Fritjof Capra dans le Tao de la physique comme un « jeu rythmique au déroulement cyclique sans fin, l’Un devenant le divers, et le divers retournant à l’Un », Lilā est un concept hindouiste selon lequel le Brahman, l’esprit universel suprême, se transforme pour créer le monde. Frehner trace un parallèle entre ce concept et sa propre méthode de composition : une simple idée musicale peut sembler surgir de nulle part pour être ensuite intégrée à la composition et développée dans plusieurs directions. De telles idées se prêtent à différents types de développement, bien qu’un seul soit retenu pour chaque pièce. Dans Lila, Frehner joue avec les « germes » de cette composition; il en fait croître certains jusqu’à leur développement ultime alors qu’il en laisse d’autres inexploités. Bien que l’œuvre ne comprenne aucune référence explicite à la musique classique orientale, certaines caractéristiques rythmiques et métriques de la composition témoignent de l’interprétation qu’en fait Frehner.

Interprété par:
Ensemble contemporaine de Montréal
BIT20 Ensemble