pour 8 chœurs  (SATB)

Aucune partie de la Bible n’est sans doute plus pessimiste que l’Ecclésiaste, dont l’inclusion dans l’Ancien Testament a été fortement contestée. « Son pessimisme ne sonne pas faux », fait remarquer Rolfe qui ajoute : « ses envolées lyriques au sujet de la succession sans fin des  existences sont aussi réconfortantes et qu’amères. L’affirmation selon laquelle “il n’y a rien de nouveau sous le soleil” est également ironique et réconfortante pour un compositeur du XXIe siècle formé à l’école de l’avant-garde du XXe siècle. » Le texte de Rolfe, qui rassemble et condense différentes traductions, est tiré du premier chapitre de l’Ecclésiaste. La multiplicité des voix crée un contexte acoustique qui se prête bien à l’exploration des différentes dimensions du texte. Bien que les harmonies soient généralement consonantes et bien affirmées, elles sont souvent nuancées par la présence simultanée de tierces majeures et mineures, cette « fausse relation » si populaire chez les compositeurs anglais de la Renaissance. 

Interprété par:
University Voices
Robert Sund, Chef d'Orchestre